26 juin : J’ai eu le plaisir d’ouvrir le colloque « Sauvons le reconditionné », organisé par Rcube à l’invitation du député Thomas LAM, que je remercie pour son engagement, aux côtés de Benoît Varin et de l’ensemble des organisateurs.
Le titre est volontairement interpellant, et il dit une conviction que je partage : le reconditionné est une filière d’avenir, mais son développement n’a rien d’acquis.
Le moment n’est pas anodin. Alors que notre pays traverse un nouvel épisode de canicule, le changement climatique n’est plus une projection : c’est notre quotidien. Et les tensions sur les matières premières nous rappellent les limites de notre modèle. Ces constats nous obligent à repenser notre façon de produire, de consommer et de préserver ce que nous avons déjà produit.
C’est tout le sens de la troisième Stratégie nationale bas-carbone : réduire nos émissions, mais aussi notre empreinte carbone, en prolongeant la durée de vie des produits et en recréant de la valeur sur nos territoires.
Le succès du reconditionné est spectaculaire : près d’un smartphone sur cinq utilisé en France est aujourd’hui d’occasion ou reconditionné, contre 7 % il y a quelques années. Ce n’est plus un marché de niche.
Il prouve surtout qu’on peut concilier ce que l’on oppose trop souvent : transition écologique, souveraineté économique et pouvoir d’achat. À une condition : que cette valeur soit créée chez nous.
Pour que cette filière change d’échelle, elle a besoin d’un cadre réglementaire cohérent, stable et prévisible, et d’une stratégie industrielle assumée. C’est un sujet qui dépasse le seul reconditionné : il touche à notre capacité à bâtir une économie plus sobre, plus résiliente et plus souveraine.
Merci à toutes celles et ceux qui font vivre cette filière.


