Lettre à ma génération

Nous sommes la première génération à recevoir la mémoire sans avoir connu la guerre.
Mais serons-nous celle qui saura la préserver ?
À Auschwitz, puis en Ukraine, une même question m’a accompagnée : que faisons-nous de ce que l’Histoire nous a appris ?
Les derniers témoins disparaissent. La guerre est de retour en Europe.
L’antisémitisme, le racisme et le nationalisme n’ont pas disparu.
Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas.
Alors cette lettre, je l’adresse à ma génération.
Parce que la paix n’est jamais acquise. Et que détourner les yeux est déjà un choix.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *