Une étude de l’Inserm de décembre 2003 fait état de 15 000 décès liés à la canicule. Vingt-trois ans après, 2026 s’annonce comme l’année de tous les records en matière de chaleur. Absence de climatisation généralisée dans les écoles, les EHPAD et les hôpitaux ; services d’urgences saturés ; bouilloires thermiques ; incendies ; surmortalité dans les élevages ; pertes de production pour les céréaliers et une éco-anxiété plus forte que jamais… La France craque face à la fournaise. Le bilan humain lui aussi est lourd : « Au moins 2 025 décès supplémentaires » ont été recensés pendant la canicule du 22 au 28 juin, a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. L’adaptation au changement climatique reste un important chantier et la responsabilité politique sur ce sujet est au coeur du débat public. Ce contexte rappelle la célèbre formule de Jacques Chirac lors du sommet de la Terre de Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». La canicule est-elle une conséquence de l’inaction politique