Compte rendu de réunion n° 51 – Commission des affaires étrangères
Mme Carole Guillerm (Dem). Je tiens à m’associer aux propos du président sur la situation des femmes afghanes, qui est notre préoccupation permanente.
Cet accord s’inscrit dans une relation stratégique plus large entre la France et le Kazakhstan, dans un contexte international particulièrement sensible. Le Kazakhstan est un acteur incontournable en Asie centrale, au carrefour de l’Europe et de l’Asie, voisin immédiat de la Chine et de la Russie, historiquement marqué par l’influence russe. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, son positionnement diplomatique d’équilibre et sa volonté de diversification de ses partenariats ont pris une importance nouvelle pour l’Europe comme pour la France.
Le rapport de la rapporteure rappelle que le Kazakhstan est devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de la France et notre premier fournisseur d’uranium. Dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la nécessaire diversification de nos approvisionnements énergétiques, ce partenariat revêt une importance particulière.
Cet accord est aussi le résultat d’un travail diplomatique de la France, comme l’indique très justement le rapport. Il s’agit d’un texte particulièrement favorable à notre pays, qui traduit de la part du Kazakhstan une marque de confiance et une volonté d’approfondissement de notre relation bilatérale. C’est une main tendue que la France a raison de saisir.
Sur le fond, cet accord permettra de rendre plus efficaces et plus lisibles les procédures de réadmission, dans un cadre juridique bien plus clair. Les flux migratoires restent modestes mais ils pourraient naturellement évoluer avec l’intensification des échanges entre nos deux pays.
Vous indiquez dans votre rapport que cet accord pourrait être prolongé dans d’autres domaines, notamment en matière de mobilité ou de facilitation des visas. Comment la France entend-elle capitaliser sur cette dynamique positive pour approfondir ses partenariats avec le Kazakhstan, notamment en matière économique, universitaire et de mobilités légales ?